Magnifique week-end ! Rien de moins.
La dernière réunion du Lancier Pictave avait un avant goût de vacances, certains lanciers se rendant à Gerone pour le mondial de la figurine. Je croise les doigts pour les participants
évidemment, avec un petit plus pour Alain dont le vieux pirate lui a demandé des mois de travail. Il concourt en master création avec cette figurine issue d'une illustration fantastique sur
laquelle il a flashé. Le résultat est impressionnant. Ceci-dit je n'oublie pas Cricri, Guy et Nicolas, loin de là, tous ont fait un superbe travail.
Et moi ? Heu... En touriste, comme toujours !
J'ai participé au gala annuel de mon association de danse hier soir. Avec cette fois-ci un avant goût de nostalgie : Fatima ne poursuivra pas les cours l'an prochain, l'asso va donc arrêter la
danse orientale. Pas question pour moi d'aller sur Poitiers pour danser, je vais prospecter sur Niort mais sans trop y croire : je n'ai pas peur de la distance, juste de la compatibilité avec mon
travail, mes horaires. En hiver, avec la fatigue et la longueur des nuits, ça compte. Par le bouche à oreille je sais qu'il y a au moins une association avec des cours d'un bon niveau sur Niort,
je n'ai plus qu'à me renseigner.
Sinon, on s'arrange avec les autres élèves pour continuer entre nous.
Donc j'ai dansé, avec un changement notable comparé à l'an dernier : je n'ai pas pu me planquer derrière les autres... Placée au premier rang c'était impossible, j'ai eu obligation d'assurer un
minimum. De ce fait, je me suis entraînée ces deux dernières semaines, j'ai répété, répété et répété encore. Le vendredi soir, pour les deux dernières séances "en groupe", nous avons dansé
jusqu'à 2h30 d'affilées.
Autre changement notable : nous sommes descendues dans la salle pour que chacune puisse improviser ce qu'elle voulait sur le dernier tier de la musique. Avec un bon coup de stress en dernière
minute : je vous raconte.
Nous sommes toutes sur scène : 3 adultes, 3 adolescentes, 4 pitchounes. Il y a une quarantaine d'années d'écart entre la plus jeune et la plus âgée, c'est ce que j'aime dans cette danse qui
permet d'oublier les générations. Nous nous plaçons et là Fatima monte en catastrophe :
"Les filles, il n'y a pas de marches devant, ils ont retiré l'escalier !"
Là-dessus, la copine qui est derrière moi est bien tentée de se dégonfler, la prof la bloque pour l'en empêcher, c'est limite si elle ne la retient pas par l'élastique de la jupe.
"Pas de panique, on vous dégage les accès des côtés, vous oubliez les mouvements de bras, vous descendez par les sorties lattérales dès que la musique ralenti."
C'est ok pour tout le monde, on se replace, la musique commence, le rideau s'ouvre.
Ce qui est chouette avec la DO c'est qu'on a toujours un petit succès, ne serait-ce que par les costumes, on peut dire ce qu'on veut : ça en jette. Du coup, salve d'applaudissements dès que nous
sommes visibles pour le public.
Après le stress du changement de dernière minute avec l'escalier, les spots en pleine figure et le trac, je me suis concentrée de mon mieux pour ne pas faire d'erreur et relever la tête : j'ai la
vilaine manie de regarder mes pieds. Donc j'ai assuré de mon mieux avec mon niveau débutant, je suis descendue dans la salle, stoïque face à la deuxième salve d'applaudissements et malgré ma
myopie (pas question de danser avec mes lunettes et je n'avais pas de lentilles) je ne me suis pas emmêlée les pinceaux.
Cependant, j'ai oublié de sourire...
Ce qui est très ennuyeux : comme résume Fatima, en danse orientale on sourit aux gens, on les regarde, on danse pour eux. Je vais travailler pour m'améliorer sur ce point, en plus de tout le
reste.
Autre (petite) victoire : mon cher et tendre a fait le déplacement et m'a vue danser. Evidemment il n'a pas oublié de relever que les costumes des autres étaient très sympa, que certaines
maîtrisaient vraiment bien, que je donnais l'impression de ne pas me faire plaisir puisque je n'avais pas le sourire aux lèvres mais... que ce serait dommage que j'arrête la DO et qu'il
comprenait ce qui m'avait attirée dans cette danse.
Quand même !
Le reste du week-end a été tranquille, cette fois-ci je me suis méfiée du soleil.
Que c'est bon de lire sous un figuier avec un temps idéal, dégagé, ensoleillé et aéré.
J'avance doucement mais sûrement la lecture du roman "Les disparus" tout en projetant de revoir de fond en comble le dernier chapitre de Roanne cette semaine, si la charge de travail côté pro me
laisse respirer...
Sur ce, je retourne à Espagne-Allemagne. Ce n'est pas vraiment comme si j'avais le choix !
...
Commentaires Récents